SECTION D’APPUI OPÉRATIONNEL


Elle comprend « le dispositif spécialisé dans la gestion des situations d’enlèvement et de prises d’otages ».


La section d’appui opérationnel, commandée par un officier (capitaine ou lieutenant), comprend sept cellules spécialisées, à savoir : les moyens spéciaux, les négociations, le groupe cynophile, les évaluations d’objectifs, les transmissions, « effraction » et le tir à longue distance.

« Cette section a un rôle très important au sein du groupe, assure le capitaine Frank C. car elle est véritablement un « vivier » au profit du commandant qui peut y trouver les différents « experts » pour toutes les missions attribuées au GIGN. Mais aussi, cette formation technique permet de pouvoir se positionner, et cela sans fausse honte, tant au niveau national qu’international, parmi les plus capables. »


LA CELLULE ÉVALUATION DES OPÉRATIONS :
  • Analyse de la situation
  • Évaluation des besoins
  • Accompagnement des autorités dans la phase de pré-crise et/ou de montée en puissance
  • Aide à la décision, conseils techniques…
La CEO (Cellule d’ Évaluation des opérations), a été mise sur pied en 1993. Travaillant en collaboration avec le GOR (Groupe d’Observation et de Recherche) de l’EPIGN, voisin du GIGN, la CEO a pour mission de fournir une évaluation sur une affaire pouvant mettre à contribution des éléments du groupe suite à une demande formulée par une unité de gendarmerie territorialement compétente, pour, le cas échéant, donner son aval technique et optimiser l’engagement en vue d’une intervention. 

Cette cellule, qui compte au moins deux négociateurs, spécialité ô combien importante lorsqu’on sait que plus de 50 % des affaires de prise d’otages ou de forcenés sont réglées par la négociation, est constituée de volontaires issus des groupes opérationnels, donc possédant une solide expérience. La création de la CEO a permis de réduire de façon sensible le nombre des déplacements « à vide » du GIGN : on compte actuellement de 60 à 80 interventions par an pour 100 à 120 missions d’évaluation, alors que, auparavant, avant la mise sur pied de la CEO, la moyenne dépassait la centaine de déploiements.


LES NÉGOCIATEURS :
  • Une expertise reconnue en « négociation de crise »
  • Une présence internationale: FBI, OACI, INWG…
  • Un engagement opérationnel fréquent :

. Évaluation de la menace

. Analyse des revendications

. Élaboration d’une stratégie de négociation

. Gestion des contacts

. Coordination des actions


LES MOYENS SPÉCIAUX :
L’acquisition technique du renseignement : 

  • Détection, observation, écoute, suivi…
  • Veille technique
  • Recherche et développement, innovation


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La cellule des moyens spéciaux est un « outil extraordinaire » au service du GIGN. Car, de par ses innovations et ses mises en œuvre de matériels très spéciaux, elle constitue « les yeux et les oreilles » de l’unité. Elle dispose de centaines de matériels allant du mini-robot équipé d’une caméra au mini-drone en passant par des lunettes où s’affichent des informations et des micros de toutes sortes.

LA CELLULE EFFRACTION :

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La cellule effraction

est placée sous le commandement d’un officier, puis d’un adjoint qui cherche nouveaux sites, conduit les essais avec les membres de la cellule et se charge des achats. Les gendarmes de cette cellule, anciens opérationnels pour la plupart, ont suivi la formation Nedex. Ils partent en intervention, selon le choix tactique, avec une masse ou un pied de biche. Experts en explosifs, ils sont prêt à tout moment à faire « parler la poudre » en plaçant des charges explosives afin de permettre l’assaut du groupe d’intervention.


LA CELLULE CYNOPHILE :
Le GIGN est la seule unité au monde à posséder de réels chiens d’assaut capables d’accomplir des missions opérationnelles, que ce soit sous les explosions, dans les gaz, à partir d’hélicoptère et d’avion… 

Les chiens d’assaut, des bergers belges Malinois, sont rigoureusement sélectionnés à la suite de nombreuses épreuves, créant ainsi une complicité hors norme avec son maître, ce qui fait d’eux de véritables atouts en intervention.


LA CELLULE TRANSMISSION :
 

Composée de personnels qualifiés, répondant à l’aptitude TAP et ont de grandes connaissances techniques sur les radios. Cette cellule qui intervient en tant que PHR (Peloton Hors Rang) s’occupe de la mise à niveau du parc radio, des cryptages, des moyens discrets (phonac…). Ils gèrent et achètent le matériel nécessaire à leurs missions, depuis peu, ils travaillent sur des projets particuliers comme la mise en place des radios dans les tenues d’intervention en milieu NRBC.


LA CELLULE TIR LONGUE DISTANCE
Avec plus de 60 armes de tir à longue distance identiques, à savoir des fusils Accuracy International AW en 308, 308 sub. et 338, et un pool conséquent de tireurs d’élite, le GIGN dispose d’une capacité de tir à longue distance sans égale dans aucun autre groupe d’intervention au monde. Régulièrement, les équipes TE s’entraînent sous toutes les conditions et latitudes, des Alpes à Djibouti.

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Photos : © Louis-Frédéric DUNAL