ORGANISATION


LE COMMANDEMENT:
-
2002 – 2007
Commandement : C.E. GALLOIS
-
1997 – 2002
Commandement : C.E. Eric GERARD
-
1992 – 1997
Commandement : C.E. Denis FAVIER
-
1989 – 1992
Commandement : C.E. Lionel CHESNEAU
-
1985 – 1989
Commandement : C.E. Philippe LEGORJUS
-
1983 – 1985
Commandement : Cap. Philippe MASSELIN
-
1982 – 1983
Commandement par intérim : Cap. Paul BARRIL
-
1973 – 1982
Commandement : C.E. Christian PROUTEAU

PRÉSENTATION :
Jusqu’en 2007, le GIGN, comprenait sept officiers et quatre-vingt-quinze sous-officiers, tous brevetés parachutistes…

Avant la restructuration, l’unité est organisée en une cellule de commandement (le commandant, le commandant en second), une section de soutien opérationnel (secrétariat, cellule innovation, prospective et achat, cellule programmation, cellule instruction, bureau du service, mécaniciens), une section d’appui opérationnel (cellule moyens spéciaux, cellule transmissions, cellule effraction, cellule négociation, cellule évaluation des opérations) rassemblant essentiellement des anciens des groupes opérationnels, quatre sections opérationnels de quinze éléments chacun (numérotés de 1 à 4) commandés par des sous-officiers supérieurs et composés pour les deux premiers d’équipes de plongeurs d’intervention et pour les deux autres d’équipes de chuteurs opérationnels.

Deux groupes opérationnels étaient maintenus en alerte en permanence. Le groupe dit de « première alerte » pouvaient être engagé sur une opération dans les trente minutes qui suivait un appel de la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale. Au sein des quatre groupes opérationnels, on comptait dix-huit plongeurs d’intervention pour les groupes 1 et 2, et dix-huit chuteurs opérationnels au sein des groupes 3 et 4. Faisant partie des groupes opérationnels et y travaillant, les plongeurs et les chuteurs n’étaient employés dans leur spécialité que dans le cadre d’une opération qui le nécessitait.
Cliquez sur l’image pour agrandir
Les chuteurs étaient placés sous la responsabilité de l’officier responsable de cette spécialité. Dans le cadre d’une intervention à longue distance, ils avaient pour mission de sauter à haute altitude et de constituer dans un premier temps les « yeux avancés » du GIGN. De par leurs relations privilégiées avec le 13e RDP de Dieuze en Lorraine, unité spécialisée dans le renseignement, les chuteurs du GIGN sont appelés à travailler avec leurs homologues chuteurs du 13.
Une fois accompli ce travail de renseignement, ils agissent en tant qu’appui et assaut en renfort de l’élément principal d’intervention. Le GIGN est lié par un protocole au commandement des opérations spéciales et peut, dans le cadre d’opérations sensibles à grande distance, travailler avec les parachutistes du 13ème RDP ou les commandos marine de la FORFUSCO (Commandement des Fusiliers Marins Commandos).

Organisation du GIGN en 2004
Cliquez sur l’image pour agrandir

MISSIONS :

Les missions du GIGN l’amènent principalement à prêter main forte aux autres unités de Gendarmerie dans les cas d’urgence : prises d’otages, mutineries, maîtrise de forcenés, arrestations d’individus dangereux, transfèrements sensibles…

Par ailleurs, le GIGN est engagé dans la lutte contre le terrorisme, et intervient dans le cadre des plans d’urgence :

Piratair (détournements d’avions)

Piratmer (détournement ou attaque des bâtiments français, militaires ou civils),

Piratome (attaque de centrales nucléaire),

Piratext (prises d’otages de ressortissants français à l’étranger).

INTERVENTIONS :
En ce qui concerne l’organisation de l’unité lors des interventions, le commandant du GIGN se réclame de la ligne de conduite suivante : « Nous devons être capables d’être souples pour nous adapter le plus rapidement possible et apporter la bonne réponse à la difficulté ou la complexité de la situation. »
Autre qualité de l’unité : le souci des synergies qui l’anime. Une large part du potentiel humain est consacré à mieux connaître les menaces, à les analyser et donc à préparer les personnels, en cherchant en permanence de nouvelles tactiques et des matériels différents pour améliorer la performance de l’unité. Les autres qualités des gendarmes de l’unité restent l’initiative et la cohésion. « Au contact de l’événement, l’officier chef de mission et son adjoint le chef de groupe travailleront sur la résolution la plus « souple » : soit l’assaut immédiat, soit une analyse plus approfondie de la ou des menaces… Et ainsi, ils retarderont le recours à la force en entamant des négociations qui peuvent aboutir à la reddition d »un forcené, le tout sans violence. »

Caserne Pasquier en 1975


Lors de la prise en compte du problème, la première question que se pose le GIGN sur place est la suivante : « De qui s’agit-il et pourquoi en est-on arrivé là ? ». L’une des règles principales en vigueur au sein de l’unité est qu’il n’y a pas de schéma pré-établi en fonction du type de menace. Le dispositif du GIGN s’organise autour des personnes présentes dans les bâtiments (forcené, preneurs d’otages, otages, famille du forcené), une analyse est alors réalisée qui aboutit à la partie réactive, c’est à dire la réponse, qui pourra être graduée et mesurée, ou très rapide et en force.

« Cela dans un cadre légal très strict », insiste le commandant, « Avec une force mesurée et pour préoccupation majeure le respect de la vie car nous ne sommes pas là pour faire justice. Nous avons pour mission d’interpeller et de déférer devant la justice ». La capacité d’anticipation, avec la cellule innovation-prospective-achat, est l’un des atouts de l’unité.

Cliquez sur l’image pour agrandir

La cellule d’évaluation des opérations, créée en 1993, constitue le trait d’union avec les unités de recherche et la gendarmerie départementale car elle assure l’adéquation entre les nécessités de l’enquête et les impératifs de l’unité. Elle prépare ainsi une intervention dans les meilleures conditions.

Cliquez sur l’image pour agrandir
La cellule d’évaluation peut intervenir à la fin d’une enquête en prenant en compte le dossier : elle appréciera alors les difficultés techniques, la dangerosité de l’objectif, s’assurera que celui-ci soit « à point » et que l’opération puisse être réalisée dans de bonnes conditions.

La cellule d’évaluation rendra un avis technique à l’officier traitant qui transmettra ses conclusions à l’unité qui a demandé le concours du GIGN et à la direction générale de la gendarmerie. Toujours sous le contrôle opérationnel du commandant du groupement de gendarmerie départementale, les chefs de mission sont responsables sur le terrain des moyens engagés et ont la maîtrise du déclenchement de l’opération. Les chefs de mission disposent d’une grande liberté de décision dans l’application technique, que ce soit durant la mise en place des éléments, tireurs de précision et équipes d’assaut, ou encore durant l’assaut en donnant ou non le « top action ».


Caserne Pasquier en 2004

Concernant l’organisation du GIGN (et bien que la politique du groupe soit fondée sur la remise en question de telle ou telle tactique à l’issue de chaque opération et sur la recherche de matériels plus performants ou plus adaptés face aux nouvelles menaces), celle-ci est restée, jusquen 2007, quasiment la même depuis sa création. Les seuls changements ont concerné les effectifs : de 3 groupes d’intervention dans les années 70, la structure est passée à 4, et le nombre des éléments composant l’unité a augmenté.
Si l’unité s’est étoffée, les officiers ont vu leur autorité pérennisée en tant que chef de mission sur le terrain et aussi sur le plan organique pour superviser l’instruction, l’équipe de chuteurs opérationnels, l’équipe de plongeurs d’intervention et enfin l’établissement et la « gestion » des plans de contre-terrorisme (Piratair, Piratmer, Piratome, Piratox). La force du GIGN est de « se retrouver au moment de l’action », la structure et l’entraînement faisant que chacun connaît son rôle au moment de l’intervention, tout en gardant le sens de l’initiative.

Crédit Photos :
(1) © gign.org
(2) © Michel Bernard
(4 & 5) © Les Hommes en noir
Jean-Pierre HUSSON