L’ENTRAINEMENT


Les éléments du GlGN doivent être en excellente forme physique et suivent un entraînement intensif. Ce dernier revêt trois formes: individuel, semi-collectif et collectif.

L’entraînement individuel dépend de chacun. Étant donné que tous pratiquent des activités physiques de haut niveau, les hommes du GIGN ne peuvent le faire en même temps et au même endroit. Aussi, tous travaillent en salle en fonction du niveau d’alerte du groupe auquel ils appartiennent. Chacun pratique, à son gré, la musculation, la natation, le cyclisme ou le footing.
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Il en est de même pour les sports de combat, comme les boxes anglaise, thaï ou américaine, le judo ou Krav Maga, qui occupent une grande place.

Autre discipline pratiquée quotidiennement : le tir.

 

Les gendarmes s’entraînent plusieurs heures par jour, tant aux exercices physiques qu’aux sports de combat. Car, lors d’une intervention, il n’y a ni règles, ni arbitre. Les limites sont fixées par le gendarme en fonction du danger que représente l’adversaire. Quand un groupe est d’alerte, tous ses éléments effectuent une à deux fois par semaine un atelier de sport de combat ensemble.

 

 


SEMI-COLLECTIF


 

L’entraînement semi-collectif s’effectue au niveau du groupe, en priorité quand il est d’alerte. Il se déroule sur la base de Mondésir et comporte des progressions dans des bâtiments, des études de matériels ( explosifs et armes), des posés d’assaut et des rappels pendulaires à partir d’hélicoptères (Puma ou Alouette III et également les EC 145 ).

 

 

EXERCICES A PARTIR D’UN HÉLICOPTÈRE :

 

Chaque mois, le dispositif d’alerte réalise une série d’exercices à partir d’un hélicoptère. Lors de l’opération d’Ouvéa en 1988, les Puma ont joué un grand rôle durant les reconnaissances pour trouver la grotte où étaient détenus les otages.

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Outre les Puma, le GIGN peut être appelé à utiliser des hélicoptères plus léger type Alouette III, Ecureuil ou EC 145. L’emport est bien sûr plus réduit. Ce type d’hélicoptère peut être employé par une équipe légère précurseur. De même, ils s’exercent au posé d’assaut à partir d’un Puma. L’avantage d’un tel modèle d’hélicoptère, outre sa vitesse, réside dans son emport, soit huit à dix hommes, avec le matériel d’assaut.

INDIVIDUEL


EXERCICES DE LA « TOUR »

Dans le quartier du GIGN se trouve la tour qui permet aux éléments de l’unité, aux candidats et aux stagiaires de s’entraîner. Cette tour a été construite pour pouvoir y réaliser le maximum de cas concrets d’intervention : descentes en rappel, escalade le long d’une gouttière, escalade le long d’un mur,

aller-retour sur une poutre suspendue dans le vide.

Sur le mur d’escalade de la tour du GIGN, il existe plusieurs types de « voies » conçues par ordre de difficultés. Ce mur d’escalade de la tour de rappel est utilisé régulièrement tant par les membres de l’unité que par les concurrents lors des sélections.

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LE TIR

Chaque élément peut se rendre, quand il le désire, au stand de tir (15, 25 et 50 mètres), ouvert 24 heures sur 24, pour tirer plusieurs boîtes de munitions.  » Les munitions ne sont pas comptées, seule compte la précision « , est la devise au groupe.

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Chaque jour, il y a cent cartouches grillées par homme. Les SAS britanniques, pourtant avares de compliments, considèrent le GIGN comme la meilleure école de tir au monde.

De nombreuses unités anti-terroristes de par le monde demandent sans cesse au GIGN de leur enseigner ses méthodes de tir. Celles-ci reposent sur une certaine psychologie du tir, initiée en son temps par le commandant Prouteau, et développée depuis grâce à une poignée de grands spécialistes de tir du GIGN.