LE RECRUTEMENT AU GIGN


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L’admission au sein du GIGN ne se fait pas sans peine, rigueur au travail et courage. Mais avant toute chose, le postulant doit être un gendarme de carrière, il doit répondre à des exigences physiques et médicales spécifiques, il doit être apte à la pratique du parachutisme et être âgé de moins de 32 ans lors des tests de sélection. Son dossier et ses notes d’appréciation doivent être sans équivoque. Seuls les meilleurs sont autorisés à participer aux épreuves.

La majorité des candidats aux tests d’entrée du groupe viennent d’escadrons de gendarmerie mobile mais la porte est ouverte à toute subdivision de l’arme…


Après avoir reçu l’approbation de son chef de corps pour participer aux épreuves de sélection, le postulant doit réussir les tests de sélection qui ont lieu deux fois par an, au printemps et à l’automne. Les tests de sélection de base et les épreuves se déroulant sur une semaine sont entre autre composés :


  • D’un parcours de risque du niveau de stage de moniteur commando en temps chronométré :

Parcours comprenant du rappel, des passages sur des toits de bâtiments, des montées aux gouttières, un test de résistance aux gaz lacrymogènes. La tension des candidats sera mise à l’épreuve lors d’un parcours d’évasion et d’un affrontement en tenue matelassée avec un chien de l’unité. Le postulant participera ensuite à l’épreuve d’agressivité où il devra affronter en gants de boxe et en 2 rounds de deux minutes, un autre candidat.


 

  • D’épreuves de résistance :

Abdominaux (maxi en 2 min)
Pompes (maxi)
Tractions (maxi)
Grimper de corde de 5 m (minimum de temps)

 

Ces chiffres sont à titre indicatif.

 


  • D’épreuves de natation :

100 m nage libre (temps imposé)
50 m en apnée
50 m pieds et mains liés
Saut d’un plongeoir à 10 mètres de haut


  • D’épreuves d’endurance :

8000 m TAP avec musette sur le dos et arme en 60 minutes maximum.

 


Le gendarme du GIGN doit aussi avoir de grandes aptitudes au tir : Il doit neutraliser et non pas tuer.


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  • Des tests de tir comprenant une épreuve au fusil à 200m et une autre au pistolet automatique à 15m, avec dix munitions chaque fois. Le score sera pris en compte dans le résultat global du postulant.

  • D’un saut de corde d’un viaduc (éliminatoire en cas de refus)

  • De questions psychologiques.

  • D’un entretien devant les cadres et membres de l’unité.


La plupart des candidats ont tenté plusieurs fois les tests et ont entre 25 et 32 ans. Seuls les meilleurs sont choisis : 5 à 10% sont retenus, et peuvent poursuivre l’entraînement en vue de l’obtention du brevet du GIGN.

Sélectionné mais pas encore élu, le gendarme est toujours affecté à son unité d’origine, mais détaché pour emploi au GIGN.

Durant ce pré-stage de 6 à 8 semaines, étant repris à zéro; il sera formé physiquement (course à pied, sports de combat, combat d’infanterie classique, escalade, etc.), et apprendra à se servir d’une arme de poing et d’épaule. Les instructeurs lui demanderont d’oublier tout ce qu’il a appris auparavant et devra s’exercer au tir assidûment.


L’élève pendant ces 6 à 8 semaines recevant lors d’une cérémonie symbolique ses armes, n’est pas encore membre de l’unité. Il y rentre au début du stage de formation de 6 à 9 mois, recevant lors d’une cérémonie symbolique ses armes.

Il y apprendra les techniques d’action de l’unité : neutralisation d’individu, mutinerie en prison, lutte anti-terroriste, filature.

Il peut à la fin de sa formation et selon ses capacités, travailler en doublure lors de certaines interventions.

Enfin, lors d’une cérémonie devant tous les éléments de l’unité, il recevra le symbole suprême de son appartenance au groupe : le brevet du GIGN numéroté.


Cette cérémonie clôt presque 1 année de formation pendant laquelle il aura appris à connaître les règles d’or de l’unité : cohésion de groupe et respect de la vie.


Photos : © RAIDS Magazine