DOSSIERS DU MOMENT


Interview d’une figure du GIGN



Il dirige aujourd’hui la sécurité du groupe Casino. Dans une autre vie, il était gendarme au GIGN. Il a marqué l’unité par son fort caractère et son allure physique toute aussi imposante. Faisant partie de ceux qui ont donné de leur personne au Groupe sans tirer gloire ni vanité, il a accepté cette interview…


Quand le GSPR était crée par les gendarmes du GIGN



Aujourd’hui, le Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR) s’est vu profondément remanié avec l’investiture du président François Hollande. Composé uniquement de policiers du Service de Protection des Hautes Personnalités (SPHP) sous le mandat de Nicolas Sarkozy, il est désormais formé de quarante policiers et vingt gendarmes, tous issus du GIGN. Avec une femme commissaire, Sophie Hatt, à la tête du GSPR pour la première fois, « cela va changer les mentalités dans un monde à majorité écrasante masculine », confie Henri. « Pour le GIGN, c’est un retour de la confiance du pouvoir politique en une vieille institution qu’est la gendarmerie nationale, ajoute-t-il. C’est une reconnaissance à juste titre de ce que le GIGN a mis en place il y a des dizaines d’années ». C’est effectivement en 1981, au lendemain de l’élection de François Mitterrand, que la décision est prise de créer le GSPR avec l’expertise du GIGN en protection.


La cellule négociation du GIGN



La cellule négociation du GIGN a été créée en 1991. Même si le Groupe a toujours repoussé l’usage des armes dans la résolution d’une situation de crise, l’apparition d’une spécialité de négociateur fait prendre une dimension encore plus importante au poids des mots pour raisonner un homme ou une femme dans une position de grave désespoir. Bernard Thellier, ancien gendarme au GIGN, a accepté de nous aider à mieux comprendre cet engagement où l’humain a plus que jamais sa place.