LES GRANDS NOMS


Si on devait retenir deux noms qui ont durablement marqué le Groupe, ce sont indiscutablement Christian Prouteau, le père fondateur, et Denis Favier, un patron hors-pair.


Christian PROUTEAU
Né le 7 avril 1944 dans une famille de militaires, il sort sous-lieutenant de Saint-Cyr en 1969 et part – déjà – dans les transmissions, mais prépare le concours de l’école de la gendarmerie. « Aspiré dans les formations commando », le jeune Prouteau en devient instructeur, et est choisi en 1973 pour créer le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), un an après le massacre des athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich.

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Dans la nuit du 28 au 29 octobre 1980, le GIGN est appelé pour une intervention près de Bordeaux, un forcené s’est retranché, classique pour son unité d’intervention. Mais alors qu’il lui parlait dans le noir, un journaliste alluma un projecteur. Le forcené vit à travers la porte vitrée la silhouette du capitaine Prouteau. Il fit feu : une gerbe de 54 plombs toucha le gendarme. Grièvement touché des épaules à la tête, ces cordes vocales furent atteintes mais il fut miraculeusement sauvé par des chirurgiens. Un mois plus tard le capitaine Prouteau jouait de la guitare et chantait pour célébrer le 7ème anniversaire de la création du groupe…incroyable !

Christian Prouteau est resté neuf ans au GIGN, dont il dresse un bref bilan. « J’ai commandé 64 opérations sur 67, j’ai été blessé ; 7 citations ; 1 300 otages ont été libérés. » De 1982 à 1988, il a dirigé la cellule antiterroriste rattachée à l’Élysée et se retire en 1985 pour devenir préfet hors cadre. Il mène par la suite des missions de sécurité, comme lors des JO d’Albertville, en 1992.  En décembre 1993, il est de nouveau nommé préfet hors cadre. Il est admis à faire valoir ses droits à la retraite le 8 avril 2009.

 


Photo : © Vocation: Anti-terrorisme
Gilbert DEFLEZ

Denis FAVIER

C’est en 1992 que Denis FAVIER arrive au Groupe une première fois. il y restera pendant 5 années. Lors de son passage, il s’est particulièrement illustré lors du détournement de l’Airbus de Marignane en décembre 1994 où il dirige les opérations aboutissant à la libération des otages.

En 1997, il entre au Collège interarmées de défense. A l’été 2000, il prend le commandement du groupement de gendarmerie départementale de la Haute Savoie, puis de 2002 à 2003 il est chargé de la sécurité du sommet du G8 d’Evian les Bains, suivi d’une réunion avec les chefs d’État africains. Il en sera le commandant des opérations avec le commissaire d’Annecy. Après diverses affectations, il prend le commandement du GIGN en septembre 2007. Il quitte l’unité en avril 2011.


Photo : © gign.org

D’autres commandants ou opérationnels se sont distingués au cours de leur présence au GIGN…


Paul BARRIL
Né dans les Alpes françaises, ce fils de militaire de la gendarmerie sera gendarme, c’est à dire sérieux et loyal. De La Mecque en 1979 au Rwanda en 1994, depuis vingt années il est au coeur d’une certaine actualité…Paul BARRIL est un ancien officier de la Gendarmerie Nationale. Il a été à la tête du GIGN, 10 ans pendant lesquels il a arrêté 115 personnes, participé à la reddition de 61 forcenés, neutralisé à mains nues 17 individus armés, libéré plus de 450 otages…

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Au sein du GIGN, ses innombrables actes de courage ont été récompensés par un Président de la République avant d’être remercié par un autre, pour avoir trop privilégié l’efficacité.
Dans la sécurité privée, il est devenu le consultant de nombreux Chefs d’États étrangers, ses autres partenaires reconnaissent, spécialement dans les domaines de la Protection rapprochée et de l’investigation, son grand professionnalisme.


Photo : © Missions impossibles
Jean-Claude BOURRET

Philippe LEGORJUS
Des vacances d’enfant au Conquet avec son oncle le recteur. Un goût précoce pour le sport et l’exotisme, en parallèle à des études de sciences criminelles, il devient major de Saint-Cyr et docteur en droit. Passionné de théologie et de philosophie, engagé dans le mouvement de Mai 68, rien ne semblait le destiner à la carrière militaire. Et pourtant, il rejoint la Gendarmerie en 1979, puis le GIGN en 1982. Il en prend la direction en 1985.

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Spécialiste des prises d’otages, propulsé au-devant de l’actualité par l’affaire d’Ouvéa, il a longtemps incarné cette unité d’élite qui s’est illustrée en France et à l’étranger. Un professionnalisme sans faille que l’affaire des Irlandais de Vincennes n’a heureusement pas trop terni. En 1993, il crée une petite société : PHL Consultants, qui propose d’accompagner les entreprises françaises dans les zones à risques pour sécuriser leurs opérations logistiques et financières à l’export puis en 1995, il en fonde seconde, spécialisée dans le conseil, dans le domaines de la sécurité, de l’intelligence économique et de la gestion de crise


Photo : © gign.org

Michel BERNARD
Michel Bernard a passé 11 années opérationnel en qualité de sous-officier au GIGN. A la suite de cette brillante carrière, il s’est reconverti dans l’écriture, dans son livre, GIGN, le temps d’un secret, il revient sur l’ensemble de sa carrière et retrace par le détail ses missions au Pays Basque, à Ouvéa, en ex-Yougoslavie… Tout est décrit avec discernement, simplicité et humilité sentiment étouffant de la peur, du devoir à accomplir. Blessures, disparition des frères d’armes, manque de moyens, dysfonctionnements d’ordre politique.
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Dans un style précis, imagé, inventif, l’auteur nous fait découvrir les coulisses du  » Groupe  » : un univers de camaraderie où les actions spectaculaires se succèdent sans relâche, où courage, abnégation et respect de la vie sont les valeurs fondamentales. Michel Bernard se révèle un tempérament atypique et attachant. Plein d’humour et de curiosité, il a le goût de la liberté et de la beauté des choses du monde. GIGN, le temps d’un secret est le témoignage d’un  » gendarme pas comme les autres « , un homme d’action et de réflexion, un chevalier des temps modernes.


Photo : © gign.org

Bernard MEUNIER

Bernard MEUNIER a passé 15 années au sein du GIGN dont 10 comme négociateur-expert. Il est intervenu sur de nombreux théâtres d’opérations très délicates et notamment sur des détournements d’avion dont le plus connu reste la prise d’otage de Marignane en 1994.

Il est co-dirigeant de la société AGS spécialisée dans la sûreté/sécurité. Intervenant à l’Université ou dans diverses formations il est titulaire d’un DEA en Sciences de la Communication.

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Son livre : première publication sur l’art difficile de la négociation de crise. A la fois une réflexion théorique et une étude de situations très critiques par un expert de terrain: Bernard Meunier, l’ex-négociateur du GIGN. Il a pu acquérir au sein de cette unité d’élite une expérience unique au cours de dizaines de négociations à très haut risque. La négociation est son métier et… sa passion. Fruit d’une étude scientifique en ce domaine, on y apprend aussi toutes ses anecdotes et ses techniques issues de la psychologie sociale entre autre…


Photo : © gign.org


Thierry PRUNGNAUD

Thierry PRUNGNAUD, ancien Adjudant Chef du GIGN, héros de la prise d’otage de l’Airbus de Marignane du 26 Décembre 1994. Rappelez-vous, il fut gravement blessé lors de l’assaut, alors qu’il venait de neutraliser 3 des 4 terroristes retranchés dans la cabine de pilotage de l’Airbus A-300, il reçu une rafale de 7 balles de Kalachnikov, subit l’explosion d’une grenade avant d’être hissé quelques minutes plus tard sur le toboggan et être pris en charge par les services médicaux…

Après cette ultime opération, il fut placé en tant qu’instructeur de tir au sein du GIGN pendant quelques années. Aujourd’hui à la retraite il profite pleinement de la vie et continue à exercer le tir au Manurhin.

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Photo : © gign.org