LE GIGN


C’est en novembre 1973 suite à une mutinerie à Clairvaux et l’attentat de Munich en 1972 quand 11 athlètes israéliens avaient péri après une prise d’otage, qu’un texte crée au sein de l’escadron 2/2 de la gendarmerie mobile, basé à Maisons-Alfort, une équipe spéciale appelée Equipe Commando Régionale d’Intervention (ECRI). Sous les ordres du lieutenant Christian Prouteau, cette équipe sera opérationnelle à partir du 1er mars 1974. (Date officielle de création du Groupe)

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Moins de deux semaines après, les 10 et 11 mars, l’ECRI intervient pour la première fois à Ecquevilly, dans les Yvelines, pour neutraliser un forcené armé. Un mois plus tard, le commandement de la Gendarmerie décide la mise sur pied de deux unités d’intervention de la Gendarmerie Nationale (ou GIGN) à Maisons-Alfort (GIGN I), et à Mont-de-Marsan (GIGN IV). Ces deux unités seront regroupées en 1976 pour former le GIGN.


Une unité de contre-terrorisme créée le 1er mars 1974

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En octobre 1983, il bénéficie du renfort d’un état-major, le Groupement de Sécurité et d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GSIGN), et s’installe dans les Yvelines où, depuis il demeure.

Le GIGN est une des unités de contre-terrorisme parmi les plus performantes du monde.



Entre 1974 et 1985, il a participé à plus de 650 missions qui ont permis de libérer plus de 500 otages et éliminer une douzaine de terroristes. Plus de 1000 criminels et terroristes ont été arrêtés. Durant cette période, le GIGN déplore la mort de 5 de ses hommes à l’entraînement.

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Des douzaines de blessés (dont neuf lors de l’assaut du vol 8969 d’Air France) sont aussi à déplorer. Les années qui suivirent marquèrent la disparition de deux autres membres pendant les entraînements et 1 en mission.

Formé en 1974, le GIGN ne devait pas compter plus de 100 hommes. Il n’a dépassé ce volume qu’en 2002. Pour compenser ce faible volume, le GIGN a toujours été inventif et pertinent dans l’exécution de ses missions.


Le GIGN a également bien voyagé. En plus de Djibouti, ils ont servi en Nouvelle-Calédonie, en Guadeloupe, en Arabie Saoudite, au Liban, au Soudan, aux Comores.

 

D’abord constitué d’une quinzaine de membres extrêmement compétents, le GIGN va rapidement s’adapter aux différentes contraintes de la lutte contre la haute criminalité, tant au niveau de la formation, de la sélection que de l’équipement et devenir une des unités d’élite les plus performantes et les plus prestigieuses au monde.

 


C’est après l’intervention de Djibouti, le 3 février 1976, que le GIGN se fait connaître du monde entier. Elle établira définitivement sa réputation d’efficacité, de professionnalisme et de très haute compétence lors de l’intervention de l’aéroport de Marignane le 25 décembre 94 : 4 terroristes appartenant au GIA (Groupe Islamiste Armé) prennent en otage 173 passagers d’un Airbus A300 en provenance d’Alger.

3 otages avaient été exécutés lors des négociations avec le gouvernement algérien.

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D’hier à aujourd’hui…

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Jusqu’en 2007, le GIGN était composé de 113 gendarmes hyper entraînés (dont 11 officiers), disposant d’un matériel de pointe et bénéficiant d’une expérience dont peu d’unités spécialisées peuvent se prévaloir.
Durant ces 30 dernières années, le GIGN n’a cessé d’améliorer sa détermination, sa disponibilité et sa capacité d’innovation. Sa philosophie d’action bâtie sur des valeurs humaines profondes, fascine et passionne beaucoup d’entre nous.

Dans un souci d’adaptation permanente de l’outil de contre-terrorisme à la menace, une importante réforme est engagée en 2007. Elle conduit à la création d’un nouveau GIGN, à la date du 1er septembre 2007, qui incorpore désormais au sein d’une même unité le GIGN de 1974, l’EPIGN, le détachement gendarmerie du GSPR et le GISA.














Crédits photos:
  • (1, 2 & 5) © Missions impossibles
    Jean-Claude BOURRET
  • (3 & 4) © Les Hommes en noir
    Jean-Pierre HUSSON