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70eme anniversaire du débarquement


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#41 gendlor

gendlor

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Posté 02 juin 2014 - 12:09

... suite 8

DÉJEUNER DES CHEFS DE DÉLÉGATION, DES VÉTÉRANS ET DES ELUS (BÉNOUVILLE)

· 6 juin 1944 : le contexte historique

Propriété du département du Calvados depuis 1927, le château de Bénouville héberge à l’époque une
maternité. L’établissement, tenu par des religieuses, accueille des jeunes femmes en difficulté.

Dès l’été 1940, la directrice de l’établissement, Léa Vion, aide d’anciens soldats français prisonniers de
guerre évadés. Fin 1940, elle entre dans la Résistance, où elle est surnommée « la Comtesse ». Elle intègre
l’Armée des volontaires, puis rejoint l’Organisation civile et militaire (OCM) et le réseau Centurie en 1942.
Le château étant proche des installations du Mur de l’Atlantique, Léa Vion transmet aux Alliés de précieux
renseignements sur celles-ci, ainsi que sur l’activité des troupes allemandes dans la région. L’activité
officielle de la maternité protège résistants, aviateurs alliés en attente de leur évacuation, réfractaires au STO
(Service du travail obligatoire).

Lors du Débarquement, des combats se déroulent à proximité du château, mais celui-ci n’est pas
endommagé. Pendant toute la guerre, il a été relativement protégé des bombardements grâce à une
signalisation spécifique (une grande croix rouge a été peinte sur le toit).

Du parc du château, on aperçoit la réplique du célèbre pont de Pegasus Bridge, théâtre du glorieux fait
d’armes de la 6e division aéroportée britannique.

· 6 juin 2014 : le déjeuner officiel à 12h15

Le château de Bénouville accueillera le déjeuner officiel offert par le Président de la République en
l’honneur des chefs de délégation et des anciens combattants. Un ancien combattant de chacun des dix-sept
pays alliés et de la France ayant participé au Débarquement en Normandie prendra part à ce déjeuner. Cinq
d’entre eux seront à la table des chefs de délégation.

 

CÉRÉMONIE INTERNATIONALE (OUISTREHAM)

· 6 juin 1944 : le contexte historique

La plage Riva Bella de Ouistreham est celle de Sword. Situé entre Lion-sur-Mer et l’embouchure de l’Orne,
ce secteur a été affecté à la 3e division britannique du général Rennie, appuyé par les « bérets verts » de deux
brigades de commandos.

Ouistreham a été transformée par les Allemands en point fortifié. La plupart des villas du front de mer ont
été rasées, faisant de la ville un camp retranché hérissé de bunkers, de nids de mitrailleuses et de mortiers.
Sur la plage même est implantée l’une des plus puissantes batteries du littoral bas-normand.

Pour prendre et libérer la ville, les « bérets verts » britanniques reçoivent l’appui des 177 hommes du
commando de fusiliers marins français du commandant Philippe Kieffer, seuls Français engagés à terre le
jour J.

28 845 soldats britanniques dont 177 français débarquent sur Sword le Jour J. Côté britannique, les pertes se
montent à 630 hommes au soir du 6 juin. Dix Français du commando Kieffer sont tués et
31 blessés.

· 6 juin 2014 : la cérémonie internationale à Ouistreham à 14h30

Le Président de la République accueillera les chefs de délégation pour assister à la cérémonie internationale
commémorative du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie. 7 000 invités sont attendus pour cette
cérémonie d’hommage.

La scénographie de cette cérémonie internationale retracera en quatre actes les événements historiques dans
leur chronologie : « L’Europe occupée », « Le Jour le plus long », « Le long chemin de la Victoire » et « Les
chemins de la Paix et la construction européenne ».

Chiffres clés de la cérémonie internationale

2 000 personnes associées à l’organisation dont 500 musiciens militaires et 650 figurants (500 bénévoles
artistiques originaires pour la plupart de Normandie et 150 enfants des écoles de Ouistreham).

Sur une surface équivalent à 15 terrains de foot, l’ensemble du dispositif comprend : 7 000 places de gradins
pour les invités, dont 3 000 places réservées aux anciens combattants et à leurs accompagnateurs en tribune
et 2 000 places pour le public bas-normand. Près de 1 000 journalistes seront rassemblés au centre de presse
international installé sur la plage de Ouistreham. Le site est équipé de 600 tonnes de structures ; 3 500 kVa
de puissance électrique ; 4 km de barrières ; plus de 36 km de câbles ; et 2 km de fibres optiques.

 

CÉRÉMONIE FRANCO-POLONAISE (URVILLE-LANGANNERIE)

· 6 juin 1944 : le contexte historique

Le gouvernement polonais en exil à Londres a mobilisé, pendant la seconde guerre mondiale, une armée
libre de plusieurs milliers d’hommes. Le jour du Débarquement, des unités de la marine et de l’aviation
polonaise s’engagent ainsi, à l’échelle de leurs moyens, dans l’opération Overlord.

Deux mois plus tard, le 1er août 1944, 16 000 soldats polonais et 500 chars débarquent sur les côtes
normandes, près de Caen. Ils seront rattachés à la première armée canadienne de Crerar, puis à la seconde
armée dirigée par le général Simonds.

Les combattants polonais constituent le fer de lance de la terrible attaque de la poche de Falaise. Une des
plus grande tueries de la guerre, selon le général Eisenhower. Pendant cette bataille, 2 000 soldats polonais
sont tués ou blessés.

· 6 juin 2014 : la cérémonie de commémoration à 17h00

Le Président de la République rendra un hommage aux combattants polonais lors d’une cérémonie dédiée
qui se déroulera au cimetière d’Urville-Langannerie. Celui-ci abrite 696 tombes de militaires polonais.

 

 

.... à suivre


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Posté 02 juin 2014 - 12:10

... suite 9

 

CÉRÉMONIE FRANCO-BRITANNIQUE (BAYEUX)

· 6 juin 1944 : le contexte historique

La concentration des principaux moyens de défense allemands s’étant faite autour de Caen, les Alliés ont le
champ libre dans le Bessin. Les hommes de la 50e division britannique, débarqués sur la plage de Gold,
entrent donc dans Bayeux dès le matin du 7 juin, faisant de cette cité la première ville de France continentale
libérée. Les Britanniques l’enlèvent pratiquement sans combat. Le 14 juin, le général de Gaulle y arrive et
installe dans ses fonctions le Commissaire de la République des territoires libérés. Dans les rues, il est
acclamé par la foule, prouvant ainsi aux Alliés la légitimité du chef de la France combattante.

Pendant la bataille de Normandie, la ville sert de refuge aux blessés et victimes des bombardements. Pour
les Britanniques, il est de tradition de commémorer le Débarquement dans cette ville.

· 6 juin 2014 : la cérémonie de commémoration à 11h30

Le Premier ministre rendra hommage aux combattants britanniques lors d’une cérémonie au cimetière de
Bayeux. Plus grand cimetière britannique de la seconde guerre mondiale en France, il est aussi le plus
cosmopolite avec 11 nationalités. Il contient 4 648 tombes dont 3 935 britanniques.

De l’autre côté de la route, un mémorial porte les noms de soldats disparus du Commonwealth :
1 537 Britanniques, 270 Canadiens et 1 Sud-Africain.

CÉRÉMONIE FRANCO-CANADIENNE, À COURSEULLES-SUR-MER

· 6 juin 1944 : le contexte historique

Au centre du dispositif britannique, le secteur de Juno (10 kilomètres de plage) assure la liaison entre Gold
et Sword. La mission d’enlever Juno revient à la 3e division d’infanterie canadienne soutenue par les chars
de la 2e brigade blindée et appuyée par les Britanniques du 48e commando de Royal Marines.

Les conditions de navigation rendent la tâche des Canadiens particulièrement difficile : lorsque commence le
débarquement vers 8 heures, les obstacles de plage sont en grande partie recouverts par la marée montante et
provoquent des ravages. De nombreuses embarcations sautent sur des mines positionnées près de la plage.
Les pertes sont lourdes, le retard des chars laissant souvent l’infanterie livrée à elle-même face aux tirs
nourris de l’ennemi.

En fin de journée, plus de 21 000 hommes ont été débarqués et les Canadiens tiennent une solide tête de
pont d’une douzaine de kilomètres de profondeur. Le bilan est lourd avec 1 063 hommes mis hors de combat
dont 355 tués et quelque 708 blessés ou disparus.

· 6 juin 2014 : la cérémonie de commémoration à 17h30

Le Premier ministre rendra hommage aux combattants canadiens lors d’une cérémonie au Juno Beach
Center. Créé en 2003, ce mémorial canadien est le point d’ancrage de la mémoire canadienne du
Débarquement. Il a pour vocation d’expliquer le rôle du Canada et de ses forces armées dans la seconde
guerre mondiale et de présenter la société canadienne contemporaine.

 

LE 70e ANNIVERSAIRE DU DÉBARQUEMENT EN NORMANDIE À L’ÈRE DU DIGITAL

Le numérique est au coeur des commémorations du 70e anniversaire du Débarquement en
Normandie. Le monde entier peut d’ores et déjà suivre la préparation des commémorations
et témoigner sa gratitude aux anciens combattants de cet événement historique via des
messages, sur les réseaux sociaux, munis du hashtag #DDAY70.

Un livre d’or digital rassemblera tous ces messages électroniques et les meilleurs seront projetés sur les
écrans plein jour disposés face aux anciens combattants invités sur le lieu de la cérémonie internationale et
en même temps retransmis à la télévision dans les pays qui diffuseront la cérémonie.

Liens utiles

Présidence de la République
http://www.elysee.fr/
70e anniversaire de la libération de la France
http://www.le70e.fr
Ministère de la Défense
http://www.defense.gouv.fr/
70e anniversaire du Débarquement et de la bataille de Normandie
http://www.le70e-normandie.fr/
Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense
http://www.ecpad.fr/
Chemins de Mémoire
http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/
Mémoire des hommes
http://www.memoirede...cle.php?laref=1
ONAC-VG
http://www.onac-vg.fr/fr/
Service historique de la Défense
http://www.servicehi...efense.gouv.fr/
Plus de sites disponibles
http://www.le70e.fr/fr/liens-utiles

 

à suivre ....


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Posté 02 juin 2014 - 12:10

... suite 10

ANNEXES

L’ORGANISATION DES COMMÉMORATIONS

Le Gouvernement est pleinement engagé depuis mai 2012 pour assurer le succès des deux cycles mémoriels
qui ont débuté à la fin de l’année 2013 : le soixante-dixième anniversaire de la Libération de la France et le
centenaire de la première guerre mondiale.

Afin de coordonner l’action des services et des opérateurs de l’État concernés par ces commémorations, une
Mission interministérielle des anniversaires des deux guerres mondiales a été créée en novembre 2012.

Sa présidence a été confiée, par le Président de la République et le Premier ministre, à M. Kader Arif,
secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens combattants et de la Mémoire. Sur la
base des échanges intervenus entre les membres de la mission, et sur proposition du secrétaire d’État, le
Président de la République a déterminé les principales séquences devant être inscrite au programme
commémoratif des années 2013 et 2014.

Le Président de la République a demandé aux membres de la
mission interministérielle de veiller à ce que quatre thématiques
spécifiques puissent être traitées à l’occasion de ces
commémorations. Deux concernent la société française :
l’évolution de la place des femmes à l’occasion des deux conflits
mondiaux et le rôle des Outre-mer et des soldats des anciennes
colonies françaises dans la libération du territoire ; deux autres
concernent l’évolution de l’ordre international au XXe siècle et les
apports de la construction européenne.

Les acteurs de la préparation du 6 juin 2014

Pour les commémorations du 70e anniversaire de la Libération de la France, débutées le 4 octobre 2013 en
Corse, la Direction du patrimoine, de la mémoire et des archives (DMPA) du ministère de la Défense est
l’opérateur principal de l’État. S'agissant plus particulièrement du 6 juin, le comité de pilotage État /
Région Basse-Normandie a été chargé, à la demande du Gouvernement, d'organiser l'association des
populations à cet événement.

La Mission interministérielle des anniversaires des deux guerres mondiales s’appuie sur deux comités :
un comité scientifique présidé par l’historien Jean-Pierre Azéma, et un comité d’éthique, présidé par le
conseiller d’Etat honoraire et président de la Fondation de la Résistance, Jacques Vistel. Ces deux comités
participent à la définition, au développement et à la mise en oeuvre des programmes commémoratifs du 70e
anniversaire de la Libération de la France. M. Azéma prend également part à l’animation éditoriale et
scientifique du site internet le70e.fr.

Le ministère des Affaires étrangères, de son côté, contribue à la préparation, à l’organisation et au
financement du 70e anniversaire du Débarquement, notamment dans ses aspects internationaux.
 

DÉCLARATION AUX PEUPLES D’EUROPE OCCIDENTALE

DU GÉNÉRAL EISENHOWER LE 6 JUIN 1944

(prononcée peu après 9h30 après l’annonce du débarquement par la BBC)
Peuples de l'Europe occidentale,

Les troupes des Forces Expéditionnaires Alliées ont débarqué sur les côtes de France.
Ce débarquement fait partie du plan concerté par les Nations unies, conjointement avec nos grands alliés
russes, pour la libération de l'Europe.

C'est à vous que j'adresse ce message. Même si le premier assaut n'a pas eu lieu sur votre territoire, l'heure
de cette libération approche.

Tous les patriotes, hommes ou femmes, jeunes et vieux, ont un rôle à jouer dans notre marche vers la
victoire finale. Aux membres des mouvements de Résistance dirigés de l'intérieur ou de l'extérieur, je dis :
"Suivez les instructions que vous avez reçues !". Aux patriotes qui ne sont point membres de groupes de
Résistance organisés je dis: "Continuez votre résistance auxiliaire, mais n'exposez pas vos vies inutilement :
attendez l'heure où je vous donnerai le signal de vous dresser et de frapper l'ennemi. Le jour viendra où
j'aurai besoin de votre force unie". Jusqu'à ce jour, je compte sur vous pour vous plier à la dure obligation
d'une discipline impassible.

Citoyens français,

Je suis fier de commander une fois de plus les vaillants soldats de France. Luttant côte à côte avec leurs
Alliés, ils s'apprêtent à prendre leur pleine part dans la libération de leur Patrie natale. […]

Au cours de cette campagne qui a pour but l'écrasement définitif de l'ennemi, peut-être aurez-vous à subir
encore des pertes et des destructions. Mais si tragiques que soient ces épreuves, elles font partie du prix
qu'exige la victoire. Je vous garantis que je ferai tout en mon pouvoir pour atténuer vos épreuves. Je sais
que je puis compter sur votre fermeté, qui n'est pas moins grande aujourd'hui que par le passé. Les
héroïques exploits des Français qui ont continué la lutte contre les Nazis et contre leurs satellites de Vichy,
en France, en Italie et dans l'Empire français, ont été pour nous tous un modèle et une inspiration.

Ce débarquement ne fait que commencer la campagne d'Europe occidentale. Nous sommes à la veille de
grandes batailles. Je demande à tous les hommes qui aiment la liberté d'être des nôtres. Que rien n'ébranle
votre foi. Rien non plus n'arrêtera nos coups. Ensemble, nous vaincrons.

Retrouver l’intégralité de la déclaration à l’adresse :
http://www.le70e.fr/...nt-de-normandie


DÉCLARATION À LA CHAMBRE DES COMMUNES DE WINSTON CHURCHILL, LE 6 JUIN 1944
(prononcée à 12h00)

[…] Je dois aussi annoncer à la Chambre que cette nuit et aux premières heures du jour, la première vague
de notre débarquement en force sur le continent européen a commencé. L'assaut libérateur a lieu, cette fois,
sur les côtes de France.

Une immense armada, comprenant plus de quatre mille vaisseaux et plusieurs milliers de petites
embarcations, a traversé la Manche. Des parachutages en masse ont été effectués avec succès derrière les
lignes ennemies, et les débarquements sur les plages ont lieu en divers points au moment où je vous parle.
Le feu des batteries côtières a été largement réduit au silence. Les obstacles qui avaient été dressés en mer
n'ont pas été si ardus qu'on le craignait.

Les alliés anglo-américains sont appuyés par environ 11 000 avions de premier rang qui peuvent être
mobilisés selon les nécessités et les besoins de la bataille. Je ne peux naturellement pas livrer plus de
détails. Les rapports se succèdent avec rapidité. Les commandants engagés dans ce combat écrivent que
tout se déroule jusqu'à présent selon le plan prévu. Et quel plan !

Cette vaste opération est sans aucun doute la plus compliquée et la plus difficile qui ait jamais eu lieu. Elle
doit tenir compte des marées, des vents, des vagues, de la visibilité en mer et dans les airs, et de l'emploi
combiné des forces terrestres, aériennes et navales, au plus haut degré de cohésion, face à des conditions
qui ne pouvaient et qui ne peuvent pas être totalement prévues.

Nous avons d'ores et déjà l'espoir d'avoir obtenu un effet de surprise tactique et nous espérons continuer de
surprendre l'ennemi tout au long du combat. La bataille qui vient de commencer va s'étendre et s'intensifier
au cours des semaines à venir, mais je ne prendrai pas le risque de spéculer sur son déroulement. J'aimerai
toutefois dire ceci : une complète unité de vue prévaut au sein des armées alliées. Une même fraternité
d'armes règne entre nous et nos amis des États-Unis. […]

Retrouver l’intégralité de la déclaration à l’adresse :
http://www.le70e.fr/...nt-de-normandie

DISCOURS RADIODIFFUSÉ DU GÉNÉRAL DE GAULLE À LONDRES, LE 6 JUIN 1944
(prononcé à 18h30)

La Bataille suprême est engagée !

Après tant de combats, de fureurs, de douleurs, voici venu le choc décisif, le choc tant espéré. Bien entendu,
c'est la bataille de France et c'est la bataille de la France !

D'immenses moyens d'attaque, c'est-à-dire, pour nous, de secours, ont commencé à déferler à partir des
rivages de la vieille Angleterre. Devant ce dernier bastion de l'Europe à l'Ouest fut arrêtée naguère la
marée de l'oppression allemande. Voici qu'il est aujourd'hui la base de départ de l'offensive de la liberté. La
France, submergée depuis quatre ans, mais non point réduite, ni vaincue, la France est debout pour y
prendre part.

Pour les fils de France, où qu'ils soient, le devoir simple et sacré est de combattre par tous les moyens dont
ils disposent. Il s'agit de détruire l'ennemi, l'ennemi qui écrase et souille la patrie, l'ennemi détesté, l'ennemi
déshonoré.

L'ennemi va tout faire pour échapper à son destin. Il va s'acharner sur notre sol aussi longtemps que
possible. Mais, il y a beau temps déjà qu'il n'est plus qu'un fauve qui recule. De Stalingrad à Tarnapol, des
bords du Nil à Bizerte, de Tunis à Rome, il a pris maintenant l'habitude de la défaite.

Cette bataille, la France va la mener avec fureur. Elle va la mener en bon ordre. C'est ainsi que nous avons,
depuis quinze cents ans, gagné chacune de nos victoires. C'est ainsi que nous gagnerons celle-là. […]

La bataille de France a commencé. Il n'y a plus, dans la nation, dans l'Empire, dans les armées, qu'une
seule et même volonté, qu'une seule et même espérance. Derrière le nuage si lourd de notre sang et de nos
larmes voici que reparaît le soleil de notre grandeur.

Retrouver l’intégralité du discours à l’adresse :
http://www.le70e.fr/...nt-de-normandie

 

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Posté 02 juin 2014 - 08:20

Des paras ariégeois du 1er RCP à la commémoration du D-Day en Normandie
 
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© midinews (archives)
 
 
Le 6 juin 1944, des milliers de soldats débarquent sur les plages de Normandie. Une opération militaire colossale.

Les experts militaires s'accordent à dire que c'est la journée qui a fait basculer la guerre. L'opération militaire gigantesque, lancée à l'aube du 6 juin 1944, a vu des milliers de soldats débarquer sur les côtes de Normandie, là où les Allemands ne s'y attendaient pas.

Soixante-dix ans plus tard, une vingtaine de chefs d'Etat et de gouvernement se préparent à assister aux cérémonies de commémoration du D-Day.

Parmi les 900 parachutistes attendus aux cérémonies du 70ème anniversaire du débarquement des militaires américains, allemands, belges... et parmi les français la 3ème Compagnie du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers (1 er RCP) sous le commandement du colonel Bruno Helluy.

Notons qu'il s'agira de la seule compagnie de l'armée de terre présente dans le cadre de cette commémoration.

Plusieurs sauts sont prévus dont un sur Ranville le 5 juin, dans le cadre des commémorations britanniques. Egalement, une compagnie du 1er RCP participera à la cérémonie officielle britannique le 6 juin.

Le 7 juin, en ouverture de la cérémonie officielle à Ouistreham en présence des chefs d’Etat, des chuteurs de la 11ème BP effectueront un saut à ouverture commandée retardée. Chacun «descendra» avec le drapeau de l’un des 19 chefs d’Etat présents à cette cérémonie.

Le 8 juin, il y aura un «saut de masse» sur Sainte Mère Eglise, dans le cadre des commémorations américaines. 150 parachutistes du 1er RCP devraient y participer.

L’ensemble des sauts devrait s’effectuer sous la forme d’échange de brevets entre parachutistes français, britanniques, canadiens et américains.


Modifié par sierra², 03 juin 2014 - 07:19.
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Posté 03 juin 2014 - 10:28

 
samedi 31 mai 2014 Qui paye, et combien, pour le D-DAY ?
 
Si les retombées pour le tourisme local sont évidentes, le coût des opérations de sécurisation du 70e D-DAY ne sont pas encore connues. Bernard Cazeneuve, que j'ai interrogé hier sur ce registre, n'a pas communiqué de chiffre, en attendant que le chiffre s'affermisse encore, mais il devrait être prochainement connu. Il a aussi expliqué que les mutualisations effectués entre administrations avaient d'ores et déjà permis de contenir la facture globale pour le budget de l'état.

D'un ministère à l'autre, les pratiques peuvent néanmoins être différentes. Un camp de toile est sorti de terre sur l'ancien base aérienne de Caen Carpiquet, et c'est là que dormiront une partie des militaires mobilisées par la manoeuvre 70e, des hébergements en dur sont aussi apparemment prévus sur ce site. D'autres dormiront dans des gymnases.

Des hébergements hôteliers ont été prévus pour les ressortissants du ministère de l'Intérieur, même s'il en manque, vu l'affluence des touristes liée aux commémorations et des délégations étrangères. Certains dorment donc aussi sous tente.

A la Défense, c'est le budget de préparation des forces qui règle la facture. A notre connaissance, il n'a pas été spécialement abondé pour cette opération, ce sera donc au détriment... de la préparation des forces sur d'autres opérations.

De son côté, le ministre de l'Intérieur a reconnu hier qu'un budget spécial avait été prévu pour les différentes directions de son ministère. Il a aussi conclu hier un accord pour le remboursement des frais occasionnés chez les pompiers civils (gérés par les conseils généraux).

En tout état de cause, cette opération intérieure a lancé une mobilisation générale à la Défense, qui a raclé ses fonds de tiroir pour trouver les derniers Puma en état de voler (1), et des militaires qui n'étaient pas encore accaparés par d'autres missions. Les réservistes, comme d'habitude, on fait le reste : ils sont une vingtaine pour renforcer l'EMIAZD ouest, qui pilote le volet terrestre. Et encore plus d'autres, sur le terrain, à l'instar des militaires de la 8e compagnie du 2e REI croisés hier à la gare de Caen, à patrouiller les quais...

(1) soit, par exemple, bien plus qu'en Centrafrique ou au Mali... Où on manque pourtant cruellement d'hélicoptères.

Toute l'actu du D-DAY est visible sur ce blog, ici.
 

Publié par mamouth leader


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Posté 03 juin 2014 - 10:35

 
 
mardi 3 juin 2014

 

 

Comme en 1944
 

Les reconstitueurs sont sur le pied de guerre. Les 70 ans du Débarquement leur donnent l'occasion de mieux se faire connaître, comme à Carentan, où j'étais ce weekend au camp Arizona, qui ouvre officiellement ses portes demain. Entre autres, les visiteurs peuvent croiser une large palette de véhicules (Jeep, Dodge, GMC) ainsi que des unités reconstituées : des US Airborne de la 101st, un hôpital de campagne, et des postes de combat américains, britanniques et allemands.

Une zone de reconstitution plus réduite en surface mais aussi plus dense en documentation et objets d'époque est aussi visible dans le petit village de Sainte-Marie du Mont, avant Utah Beach.

C'est aussi l'occasion de pouvoir découvrir les motivations de ces passionné(e)s d'histoire, pas toujours bien compris par les vétérans ou militaires d'active.

 

DDAY2014G-0687447939-TGY+290+%28Copier%2
Poste de combat chez les "Aigles bagarreurs", à Carentan (photo JMT)
 

Publié par mamouth leader


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Posté 04 juin 2014 - 04:49

D-Day: la météo perturbe des manifestations

 avec AFP

 

 

Les premières célébrations marquant le 70e anniversaire du Débarquement ont été perturbées aujourd'hui en Normandie en raison d'un temps capricieux.

Un largage de 90 parachutistes prévu à Carentan, une des premières villes libérées en juin 1944, a ainsi été annulé du fait d'un vent soufflant à environ 35 kmh, ont annoncé les organisateurs.

Les appareils, qui avaient décollé d'Angleterre avec du retard lié au mauvais temps régnant sur la Manche, n'ont pu que survoler à basse altitude le terrain où les attendaient des milliers de curieux, habillés pour certains en uniforme de la Seconde Guerre mondiale.

La flottille était composée de neuf appareils C47 (ou Dakota), dont quatre ont participé au Débarquement du 6 juin 1944.

Au Havre, l'atterrissage d'appareils d'époque, prévu dans l'après-midi, a été reporté à demain 11H30, ont informé les organisateurs.

L'essentiel des commémorations du 6 juin 1944 aura lieu vendredi. Une grande cérémonie internationale sur la plage de Ouistreham, près de Caen, se tiendra en présence d'une vingtaine de chefs d'Etat et de gouvernement.


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Posté 04 juin 2014 - 10:13

 

4 juin 2014

- 70 ème : Les gendarmes en ordre de marche…. 70 ème : Les gendarmes en ordre de marche….

 

Parmi les unités mobilisées à l’occasion des commémorations du 70ème anniversaire du débarquement en Normandie, les motocyclistes de la Gendarmerie et de la Police nationales assureront des missions d’escorte, indispensables pour la bonne tenue des cérémonies. Les gendarmes étaient réunis ce mardi 3 juin dans la banlieue de Caen.
 

image_thumb54.png

photos Ministère de l’intérieur

___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Cela n’était pas arrivé depuis le 60ème anniversaire du débarquement en 2004 : 380 motocyclistes de la gendarmerie réunis sur un même site pour une mission commune. Issus des escadrons départementaux de sécurité routière (EDSR) de toute la France mais également de la Garde Républicaine, ils étaient rassemblés pour le briefing tactique du lieutenant-colonel Philippe Biast, responsable du groupement opérationnel du mouvement (GOMOUV). « Nous menons un travail de fond depuis plus de six mois pour mettre en place un dispositif exceptionnel, explique-t-il. Nous devons assurer nos missions d’escorte, tout en étant le moins contraignant possible pour les riverains. Le 6 juin tombant un vendredi cette année, nous serons confrontés non seulement à l’afflux de milliers de visiteurs, mais également aux automobilistes en partance pour ce week-end prolongé ainsi qu’au départ de la Solitaire du Figaro, le 8 juin à Deauville. »

 

Pour surmonter ces contraintes, trois groupes distincts d’escortes ont été mis en place : les escortes présidentielles pour les chefs d’Etat et les délégations étrangères ; les escortes d’invités, de vétérans et de journalistes ; les escortes de convois militaires, également en charge de la gestion des éventuelles urgences.

 

La première mission, les escortes protocolaires, sera assurée à part égale entre la CRS 1 de la Police nationale et des équipes mixtes composées de gardes républicains et de gendarmes issus des EDSR. Ce choix de composer des binômes dans les unités d’escorte de gendarmerie permet de réunir deux savoir-faire spécifiques des motocyclistes : « Nous sommes tous gendarmes mais n’avons pas les mêmes modes opératoires, souligne le chef Bourdi, 35 ans, membre de l’escadron motocycliste de la Garde depuis 11 ans. Nous réunir ainsi, trois jours avant l’évènement, nous permet de réaliser tous les repérages nécessaires. Lorsque l’on escorte une autorité, nous sommes censés pouvoir l’amener dans les plus brefs délais et en toute sécurité si elle souhaite se rendre à tel ou tel endroit, même si cela n’était pas prévu. » Un dossier spécifique, selon la nationalité de l’autorité à escorter, était remis à chaque binôme : cartes, itinéraires, informations sur la personnalité…

 

Le briefing du chef du GOMOUV se poursuit avec la présentation du dispositif spécifique organisé pour l’évènement : zone de circulation régulée mise en place, « tubage » des axes, sanctuarisation de la Nationale 13 et de la RD514/515 le 6 juin, ou encore l’interdiction de circulation aux poids lourds de plus de 7.5 tonnes.

 

Ces restrictions de circulation permettront à la fois de créer une bulle de sécurité autour des différents sites commémorant l’anniversaire, mais également d’acheminer des milliers de vétérans, mission attribuée au deuxième groupe d’escortes.

 

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Posté 04 juin 2014 - 10:15

ca me rappelle les manifs des gendarmes d'il y a 15 ans ....

 

5 km de voitures bleues en file indienne sur l'autoroute avec gyro et 2 tons ... lol ... personne n'osait doubler ...


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Posté 05 juin 2014 - 11:04

Débarquement: hommage aux soldats anglais

AFP

 

 

Les vétérans vont être mis à l'honneur jeudi, à la veille du 70e anniversaire du Débarquement allié en Normandie, avant un intense ballet diplomatique à Paris, où le président François Hollande va recevoir coup sur coup Barack Obama puis Vladimir Poutine.

Les dirigeants des Etats-Unis et de la Russie, engagés depuis des mois dans un bras de fer diplomatique sur fond de crise ukrainienne, ne doivent pas se croiser à Paris. Vladimir Poutine doit par ailleurs s'entretenir dans la capitale française avec le Premier ministre britannique David Cameron.

Auparavant, le président français accueille la Reine Elizabeth II à Paris, alors que la journée de jeudi est placée sous le signe du sacrifice des soldats britanniques. Le prince Charles doit ainsi se recueillir au "Pegasus Bridge", le pont de Bénouville libéré par les parachutistes de Sa Majesté dans la nuit du 5 au 6 juin.

300 parachutistes

Ce premier coup d'éclat des soldats alliés à quelques kilomètres de la côte a été suivi de la prise de Ranville, premier village libéré de France continentale. L'héritier du trône d'Angleterre doit y déjeuner avec des anciens combattants, en compagnie de son épouse Camilla.

Le couple assistera au largage de 300 parachutistes britanniques, mais aussi américains, canadiens et français. Parmi eux, un ancien du "D Day", l'Ecossais Jock Hutton, qui doit sauter "en tandem" malgré ses 89 ans.

Alors que les commémorations suscitent depuis plusieurs jours un fort enthousiasme populaire, si le temps le permet, 24 feux d'artifice illumineront le ciel peu avant minuit, ainsi que les premiers bombardements alliés l'avaient fait dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, annonçant la Libération de l'Europe du joug nazi.

De Ouistreham à l'est jusqu'à Saint-Martin-de-Varreville à l'ouest, autrement dit de "Sword Beach" jusqu'à "Utah Beach", le spectacle rendra hommage aux quelque 3.000 soldats alliés -- et autant de civils normands -- tombés dans la journée du 6 juin.

Le point d'orgue des commémorations du 70e anniversaire --très vraisemblablement le dernier anniversaire décennal où des anciens combattants seront encore présents-- est attendu vendredi après-midi avec la cérémonie internationale sur la plage de Ouistreham, en présence d'une vingtaine de chefs d'Etat et de gouvernement, dont Barack Obama, Vladimir Poutine et l'Ukrainien Petro Porochenko ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et la reine Elizabeth II.


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#51 hmshugot

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Posté 05 juin 2014 - 11:18

ca me rappelle les manifs des gendarmes d'il y a 15 ans ....

 

5 km de voitures bleues en file indienne sur l'autoroute avec gyro et 2 tons ... lol ... personne n'osait doubler ...

Même pas un go-fast kamikaze ?  :P


Modifié par hmshugot, 05 juin 2014 - 12:13.

Qui s'y frotte s'y pique

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Posté 05 juin 2014 - 03:25

Un engagement exceptionnel de la gendarmerie à la hauteur de l'événement

 

Cette semaine, en Normandie, il n'y a pas que la mer qui est bleue !

 

En effet, 5500 hommes en bleu sont déployés pour assurer la sécurité des commémorations du débarquement. En images et en musique, découvrez l'engagement exceptionnel de la gendarmerie : des centaines de gendarmes départementaux, 39 escadrons mobiles, 5 hélicoptères, 13 embarcations, 380 motards, 48 cavaliers, 26 équipes cynophiles et une composante du GIGN.

 


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Posté 05 juin 2014 - 03:32

Les Chroniques de VJC

 

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, les premiers Français à toucher le sol de leur pays natal !

 

 

Le capitaine Georges Bergé arrive à Londres le 24 juin 1940 et il est reçu par le général de Gaulle à Saint Stephen’s House. Aussitôt, il se porte volontaire pour créer, former et instruire une unité parachutiste. Le 1er août, il présente son projet au général qui donne son accord. Le 15 septembre 1940, la 1re Compagnie d’Infanterie de l’Air, dépendant des Forces Aériennes Françaises Libres du vice-amiral Muselier , voit officiellement le jour. Aussitôt, l’officier se lance dans le recrutement et rassemble peu à peu une centaine d’hommes, en majorité de jeunes Bretons et quelques soldats évacués de Dunkerque. Les volontaires sont brevetés et reçoivent une formation au renseignement et aux méthodes de sabotage.

 

Dans la nuit du 14 au 15 mars 1941, Georges Bergé et quatre hommes sont parachutés près d’Elven dans le cadre de la mission Savannah. A la suite de cette mission, Georges Bergé est le premier officier français libre à recevoir la Military Cross .Dans la nuit du 11 au 12 mai 1941, l’adjudant Jean Forman et les sergents André Varnier et Raymond Cabard sont parachutés près de Mimizan. Dans le cadre de la mission Josephine B, ils sont chargés de saboter la centrale électrique de Pessac.

 

Le 15 mai, la 1re Compagnie s’installe à Exbury au camp d’entraînement d’Inchmery-House mais rapidement, l’unité est appelée au Moyen-Orient. Une partie des éléments reste en Grande-Bretagne et poursuit sa formation dans la lutte clandestine. Formés au sein de la station 36, ces hommes seront les premiers combattants des services de renseignement français.

 

Le 21 juillet 1941, la 1re Compagnie embarque à Greenock à destination de Suez, Beyrouth puis Damas. Le 2 janvier 1942, la Compagnie de Chasseurs Parachutistes, une trentaine d’hommes, arrive à Kabrit, sur les bords du canal de Suez, et intègre le Special Air Service du major David Stirling sous la dénomination de Free French Squadron. Les SAS français s’illustrent alors au cours des opérations derrière les lignes ennemies en Cyrénaïque, en Crête et en Tunisie.

 

A Camberley, suite au départ du capitaine Bergé et de ses hommes, le capitaine René Weill alias Georges prend le commandement des volontaires parachutistes en Grande-Bretagne. Au mois de novembre, l’unité rassemble une dizaine d’hommes. En novembre 1942, suite au départ en mission du capitaine Georges , le capitaine François Coulet prend le commandement de l’unité jusqu’à l’arrivée du commandant Pierre Fourcaud en janvier 1943. l’Infanterie de l’Air comprend alors environ dix officiers et une quarantaine d’hommes qui constituent une section d’instruction. L’inaction pèse et le moral est assez bas, fin mars 1943, les anciens SAS de Libye rentrent en Grande-Bretagne. De même, courant avril, de nombreux volontaires arrivent de Madagascar, Tahiti et de Nouvelle-Calédonie. En juin, un important contingent d’évadés de France par l’Espagne choisissent de servir dans les parachutistes.

 

Cet afflux de volontaires permet, le 1er juillet, de former le 1er Bataillon d’Infanterie de l’Air placé sous les ordres du lieutenant-colonel Fourcaud. L’unité comprend alors trois compagnies en formation placées sous les ordres du capitaine Larralde, du capitaine Raoult et du lieutenant Leblond. Malgré cela, au mois d’octobre, la situation n’évolue pas et les parachutistes français restent dans l’attente. Enfin, les anciens de Libye et quelques hommes influents entrent en contact avec le fils de Winston Churchill et avec le colonel Bill Stirling qui tente de mettre en place une unité semblable à celle que commandait son frère en Egypte. L’idée de verser les parachutistes français au Special Air Service renaît et le lieutenant-colonel Fourcaud quitte l’unité.

 

Le 1er novembre 1943, le lieutenant-colonel Norbert Durand est nommé à la tête de l’Infanterie de l’Air. Il prend le commandement de la demi-brigade qui regroupe désormais le 3e Bataillon d’Infanterie de l’Air du capitaine Pierre Château-Jobert et le 1er BIA qui prend maintenant la dénomination de 4e Bataillon d’Infanterie de l’Air.Cette unité est maintenant dirigée par le commandant Pierre Bourgoin. A la fin du mois de novembre et après bien des difficultés, le principe du rattachement des deux bataillons parachutistes FFL à une Brigade SAS britannique est admis. Le brigadier Roddy Mc Leod prend le commandement de cette unité qui doit se regrouper en Ecosse. La Brigade doit rassembler environ deux mille hommes issus du 1st SAS de Paddy Mayne, du 2nd SAS de Bill Stirling, des deux bataillons français baptisés 3rd et 4th SAS et du Belgian squadron du capitaine Eddie Blondeel.

 

Aussitôt, les parachutistes français rejoignent l’Ecosse et les régions de Cupar et Comrie pour une période de mise en forme. Fin janvier 1944, les deux bataillons sont intégrés à la Brigade SAS et rejoignent la région de l’Ayrshire. Les parachutistes français s’installent dans un camp près d’Auchinleck. Là, ils suivent pendant plusieurs mois un entraînement intensif aux méthodes de combat des commandos ainsi qu’aux techniques de sabotage.En date du 7 avril 1944, le 4e BIA comprend 43 officiers et 438 sous-officiers et parachutistes. Le 27 mai, l’unité prend le train à destination du sud de l’Angleterre et les hommes s’installent au camp secret de Fairford près de Cirencester.

 

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, quatre sticks de 9 hommes sont parachutés en Bretagne. Les lieutenants Marienne et Déplante, largués dans les landes de Lanvaux ont pour mission de préparer la base Dingson. Le stick Marienne est largué à 00h45 (heure alliée) près du hameau du Halliguen et il est attaqué peu après son arrivée au sol. L’équipe radio est capturé tandis que le caporal Emile Bouétard est achevé par l’ennemi vers 1h30. Il est le premier soldat français a trouvé la mort dans le cadre de l’opération Overlord. Dans le même temps, les sticks des lieutenants Botella et Deschamps sont parachutés près de Locarn dans les Côtes-du-Nord et ils ont en charge la préparation de la base Samwest.

Dans la nuit du 7 au 8 juin, dans le cadre de la mission Cooney-Parties, dix-huit groupes de sabotage formés de 3 à 5 hommes sont disséminés sur la Bretagne afin de couper les voies de communication avant de rejoindre la base dont ils dépendent. A partir de la nuit du 9 au 10 juin, les éléments du 4th SAS sont parachutés en renfort sur les bases Samwest et Dingson. Les parachutistes assurent alors l’instruction et l’armement des maquisards avant de participer début août à la libération de la Bretagne.

Fin août, l’unité reçoit des jeeps armées et d’autres véhicules dont quelques camionnettes pick-up Bedford. Dans le cadre de la mission Spenser, les SAS français rejoignent les bords de Loire et s’installent à Briare. Pendant un mois, ils montent des embuscades et attaquent les convois ennemis qui retraitent vers le nord-est. Début octobre, le 2e RCP part au repos en Champagne et s’installe à Montmirail et Esternay. Le 11 novembre 1944, l’unité est faite Compagnon de la Libération par le général de Gaulle.

Fin novembre, le commandant Pierre Puech-Samson prend le commandement du 4e SAS. Tandis que les hommes se préparent à fêter Noël, ils sont soudain placés en état d’alerte et le 24 décembre au matin, ils prennent la direction de Sedan puis des Ardennes belges. Les SAS atteignent Bertrix le 25 décembre et sont chaleureusement accueillis par les habitants. Dans des conditions climatiques difficiles, les parachutistes français lancent des patrouilles pour situer les lignes ennemies. Le 12 janvier, le peloton du sous-lieutenant Raufast libère Saint-Hubert puis les hommes poursuivent leur progression vers Houffalize, Limerlé et Steinbach avant de pénétrer au Luxembourg.

Dans le cadre de la mission Amherst, les 3e et 4 SAS sont parachutés dans la nuit du 7 au 8 avril dans la province de Drenthe en Hollande afin d’harceler les unités ennemies et faciliter la progression de la 1re Armée canadienne.

Après un passage par la Grande-Bretagne, les SAS français rejoignent la base de Château Bougon près de Nantes. Peu à peu, les hommes sont démobilisés. Le 1er août 1945, les parachutistes passent sous le commandement de l’armée de Terre. Le 3e RCP est dissous et les hommes qui souhaitent poursuivre sont versés au 2e RCP commandé par le lieutenant-colonel de Bollardière. En janvier 1946, le 1er Bataillon de parachutistes SAS voit le jour et part combattre en Indochine.

 

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Photo : le caporal Émile Bouétard, Il est le premier soldat français a trouvé la mort dans le cadre de l’opération Overlord. Emile Bouétard (originaire de Pleudihen ) du stick Marienne, fut parachuté dans le secteur de Plumelec. Blessé à l'épaule lors d'un accrochage peu après avoir touché le sol de France, il est capturé par les soldats Russes engagés dans la Wehrmacht (les Ostruppen), ainsi que les trois radios du stick. Le Caporal Emile Bouétard fut achevé d'une balle dans la tête peu avant minuit dans la nuit du 5 au 6 juin 1944.

 

Note de VJC : Le 1er RPIMa est l'héritier des unités de SAS français de la Seconde Guerre mondiale. Il en a d'ailleurs gardé la devise « Qui ose gagne ». Depuis quelques années, la 3e compagnie du régiment comprend des patrouilles SAS (« PATSAS »), qui utilisent des véhicules lourdement armées pour des raids derrière les lignes ennemies.

 

Le 5 juin, la Brigade des forces spéciales Terre (BFST) reviendra sur les traces des premiers SAS, dont le 1er régiment de parachutistes d’infanterie de Marine est le principal héritier. En présence du ministre de la Défense et du comandant de la brigade des forces spéciales Terre, ce saut historique sera reconstitué dans le Morbihan en vue de rendre hommage à cette première vague de soldats libérateurs. - 14h-15h : Prise d’armes devant le moulin de la Grée, ancien poste d’observation allemand, et le monument des SAS. Largage de chuteurs opérationnels.

Publié le 05/06/2014


Modifié par gendlor, 05 juin 2014 - 03:32.

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Posté 05 juin 2014 - 05:03

Un ancien soldat de 89 ans saute en parachute devant le prince Charles

 

AFP

 
 
Un écossais de 89 ans, qui faisait partie des soldats qui ont été largués au dessus de la campagne normande le Jour J, a sauté en parachute devant le prince Charles aujourd'hui.

En tout, 300 parachutistes ont sauté à Ranville sous les yeux du prince.

 


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Posté 05 juin 2014 - 05:39

Le ministre de la Défense a rendu hommage au premier mort français du D-Day
Le caporal Emile Bouétard, des SAS, a été tué en Bretagne dans la nuit du 5 au 6 juin 1944.
 
Publié le  

jeudi 05 juin à 18h12

 

 

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A la veille des grandes commémorations du 6 juin en Normandie, une petite cérémonie s'est tenu ce jeudi matin dans la campagne du Morbihan, à Plumelec. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est venu rendre hommage au premier mort du D-Day, le caporal Emile Bouétard, tué par l'ennemi dans la nuit du 5 au 6 juin. Une délégation de la Brigade des forces spéciales Terre (BFST) et notamment du 1er RPIMa, autour du colonel Laurentin, son chef de corps, était sur place. Le 1er RPIMa est l'héritier des SAS français, s'inspirant de leur devise : Qui ose, gagne. Comme l'a rappelé le général Liot de Norbecourt, à la tête de la BFST, la Libération a été le résultat "d'une multitude d'exploits isolés", comme ceux des parachutistes de la France libre. Leur épopée, glorieuse, reste aujourd'hui moins connue que celle des marins du commando Kieffer. Sur les 178 paras largués en Bretagne pour y soutenir les maquis et combattre sur les arrières de l'ennemi - une véritable mission de forces spéciales - 77 sont morts entre le 6 juin et le 6 aout. 

 

Emile Bouétard, né en 1915 à Pleudihen dans les Côtes d'Armor, avait 29 ans. Ancien de la marine marchande, il avait rejoint la France libre pour s'engager au 2ème RCP/4ème SAS. Malgré une blessure qui aurait pu le dispenser de cette mission, il se porte volontaire pour faire partie des premiers sticks, décollant d'Angleterre le 5 juin au soir. Ils ne sautent pas proximité des plages, comme les Britanniques et les Américains, mais à près de 300 kilomètres par la route du lieu du Débarquement. Leur mission : trouver des lieux suspectibles d'accueillir leurs camarades qui viendront renforcer les maquisards bretons. Le brouillard et le vent jouent contre eux ce soir là et ils sont largués à proximité du moulin de Plumelec, dont les Allemands ont fait un poste d'observation. Le renseignement allié l'ignore. A peine au sol, les neuf hommes du stick sont pris en chasse par les militaires de la 343ème division d'infanterie allemande, composée pour une bonne part d'Ukrainiens et de Géorgiens ralliés au Reich. Bouétard est blessé à deux reprises, à la cuisse et à l'épaule. Alors qu'il se rend, à 0h40, les soldats ennemis l'abattent : c'est un crime de guerre, mais ils ne font qu'appliquer la directive d'Hitler de 1942, ordonnant d'éxécuter les commandos, considérés comme des terroristes et non des combattants réguliers. 

 

Dans la campagne bretonne, une stèle rappelle désormais le sacrifice d'Emile Bouétard, comme de ses camarades, des maquisards et des civils qui trouveront la mort durant ces deux mois de guerre, en attendant l'arrivée des armées alliées.

 


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Posté 05 juin 2014 - 05:40

La France honore les troupes belges qui ont libéré la Normandie
Une cérémonie binationale s'est tenu aujourd'hui à Deauville-Trouville en hommage à la brigade Piron.
 
Publié le  

jeudi 05 juin à 18h32

 

Après la Bretagne, où il a rendu hommage au premier mort du D-Day, Jean-Yves Le Drian s'est rendu jeudi en Normandie pour y participer à une cérémonie franco-belge, aux côtés de la princesse Claire de Belgique, l'épouse du frère du roi Philippe. La cérémonie s'est évidemment déroulée sur le pont des Belges, qui relie Deauville et Trouville (Calvados).

 

Pont des Belges, car les habitants de Côte Fleurie n'ignore pas qui les libéra en aout 1944 : les Belges de la Brigade Piron. Très connue outre-Quiévrain, leur histoire l'est beaucoup moins en France où l'on ignore le rôle de ces 2200 hommes - dont quelques dizaines de Luxembourgeois. Tous volontaires, placés sous commandement britannique, ils ne sont engagés que trop tardivement à leur gout et participent, à partir du 17 aout, à la libération de la côte normande, de Franceville-Merville à Honfleur, en passant par Cabourg, Deauville et Trouville. Au terme de cette campagne, ils sont transportés d'urgence en Belgique et libèrent Bruxelles au terme de plus de quatre années d'occupation nazie, avant de partir combattre en Hollande, puis de participer à l'occupation de l'Allemagne.

 

 
 

La brigade Piron, du nom de son chef le colonel Jean-Baptiste Piron, sera à la base de la reconstitution de l'armée belge après-guerre. Le bataillon Libération/5ème de ligne en conserve les traditions : il était présent sur le pont de Belges, au côté des aviateurs d'Evreux. Les spectateurs ont pu découvrir, et apprécier, le style très britannique de l'armée belge. 

 

Un site belge, très complet, retrace l'histoire de la brigade Piron.

Photo : le colonel Piron

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Posté 06 juin 2014 - 09:01

D-day: Le Drian pour un dialogue Russie-Ukraine

avec AFP

 

 

Le ministre français de la Défense a dit espérer ce matin qu'un processus de réconciliation puisse s'engager entre la Russie et l'Ukraine, dont les dirigeants doivent se rencontrer aujourd'hui en marge des commémorations du Débarquement allié du 6 juin 1944. Vladimir Poutine et son homologue ukrainien, Petro Porochenko, se retrouvent à la même table pour un déjeuner au château de Bénouville, puis lors d'un spectacle prévu dans l'après-midi sur la plage de Ouistreham, dans le Calvados.

"J'espère que (François Hollande) arrivera à être convaincant, qu'un processus à partir de là pourra s'engager", a déclaré Jean-Yves Le Drian sur France Inter.
"Ça serait d'ailleurs extrêmement symbolique qu'un processus de réconciliation, de discussion puisse s'ouvrir à partir du 6 juin et à partir de Caen", a-t-il ajouté.

La présence exceptionnelle de la plupart des dirigeants occidentaux transforme de facto ce rassemblement en sommet informel sur l'Ukraine, livrée au chaos depuis l'annexion de la péninsule de Crimée par la Russie en mars et l'éclatement de troubles séparatistes pro-russes dans l'Est.

Vladimir Poutine n'a pas exclu de rencontrer son nouvel homologue ukrainien en marge des cérémonies du D-Day. Dans une interview diffusée mercredi sur Europe 1 et TF1, il a dit n'avoir aucune intention "d'ignorer quiconque" en France.

Le président ukrainien, élu le 25 mai et dont l'investiture est prévue demain, a lui aussi fait montre d'ouverture. "Au point où nous en sommes, une rencontre entre Poutine et moi n'est pas envisagée, mais je n'exclus pas qu'elle ait lieu sous une forme ou sous une autre", a dit Petro Porochenko.

Dans l'entourage de François Hollande, on restait prudent hier sur les possibilités d'une telle rencontre. "Si on en parle, ça ne marchera pas", soulignait-on.                

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Posté 06 juin 2014 - 09:06

D-day: un vétéran s'échappe de sa maison de retraite

AFP

 

 

Un vétéran britannique, bravant l'interdiction de sa maison de retraite de se rendre aux commémorations du Débarquement, s'est échappé de l'établissement et a été retrouvé douze heures plus tard en Normandie, a rapporté aujourd'hui le Daily Telegraph.

Le pensionnaire de 89 ans, dont l'identité n'a pas été révélée, avait décidé d'ignorer les ordres des aides-soignantes pour se rendre, coûte que coûte, auprès de ses anciens camarades. Il s'est échappé jeudi matin, avec ses médailles cachées sous son imperméable, pour rejoindre un bus de vétérans qui se rendait à Ouistreham en Normandie.

Le personnel de la maison de retraite de Hove, au sud-est de l'Angleterre, a donné l'alerte en début de soirée. La police du Sussex a alors fouillé toute la zone, vérifié auprès des hôpitaux, des compagnies de bus et de taxis, sans rien trouver.

Le fugueur a finalement été localisé le soir même, sain et sauf, au milieu de ses camarades du Débarquement en Normandie. "La maison de retraite a reçu un appel d'un autre vétéran assurant que le pensionnaire se portait bien et qu'il rentrerait en toute sécurité une fois les cérémonies terminées", a rapporté un porte-parole de la police.


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Posté 06 juin 2014 - 09:28

[D-day] Voici Jock Hutton, ancien parachutiste de l'armée britannique, du 13e bataillon parachutiste, à l'aube du 6 Juin 1944, à 19 ans il sauta en Normandie.

Aujourd'hui, à 89 ans il a sauté et atterrit sur le même champ qui l'avait réceptionné 70 ans plutôt.

 

Crédits : lexpress.fr

 

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Posté 07 juin 2014 - 07:55

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